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Merci poète !

March 14, 2019

 

 

Depuis  samedi, la Côte d’Ivoire  pleure Bernard B. Dadié. Auteur à la fois  prolifique et polyvalent, il est considéré comme un monument de la culture ivoirienne. Mais qui est cet homme que les ivoiriens appellent affectueusement Climbié ?

 

Un enfant de la colonisation

 

Bernard Dadié nait le 10 janvier 1916 à Assinie, au Sud  de la Côte d’Ivoire (alors colonie française). Il a 5 ans quand  son père est incorporé par l’administration coloniale pour effectuer en France son service militaire. Bernard B. Dadié grandit à Assinie dans un environnement miné par la Grande Guerre.  Il y voit  les ravages de la colonisation sur la vie des populations autochtones.  

En 1933, il est admis à l’Ecole Normale William-Ponty de Gorée, au Sénégal. Il y côtoie Modibo Kéita, Hamani Diori, Hubert Maga  tous déjà très engagés pour la dignité des peuples africains, tous des hommes politiques en devenir.  C’est pendant ces années que les convictions anticolonialistes avec lesquelles il a grandi se transforment en velléités de s’engager.

 

Un engagement  politique riche

 

Après  ses études, Bernard Dadié travaille pendant dix ans à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire, à Dakar. En 1944, il prend part à la création du Centre d'études franco-africain (CEPA), pour promouvoir  en Afrique de l'Ouest les idéaux de justice et d'affranchissement du peuple africain.

Dès 1947, Dadié rentre en Côte d’Ivoire. Il s’engage au sein du RDA (Rassemblement démocratique africain).  Il collabore à la Communauté, un hebdomadaire en faveur de l'indépendance des pays d'Afrique. En 1949, son engagement politique va le conduit en prison pour seize mois.

A partir de 1960, après l’indépendance de la Côte d’Ivoire,  il occupe plusieurs postes au sein de l’administration de Félix Houphouët Boigny, premier Président de la République ivoirien. Il est nommé  Chef de cabinet du ministre de l’Education nationale,  Directeur  des Affaires culturelles, Inspecteur général des Arts et des Lettres, et puis ministre de la Culture et de l’Information, de 1977 à 1986.

 

 

Un Père de la littérature  ivoirienne

 

 

En plus d’une carrière  politique riche, Bernard s’illustre en littérature. Poésie, roman, conte, nouvelle, théâtre, il touche à tout.

Homme au regard puissant, à la voix lente et douce, le stylo toujours en main, comme s’il  fallait se tenir prêt. Prêt à conter la vie et les combats qui lui incombent.

 

 Là où elle n’existait pas encore Bernard Dadié est de ceux qui ont fondé une « littérature du non »,  une littérature qui dénonce les rapports de domination entre Blancs et Noirs dans l’Afrique coloniale.  Pensez à Afrique debout ! (1950), à Climbié (1952) ou encore La Ronde des jours (1956)

Avec des œuvres telles que Le Pagne noir – Contes africains (1955), il a donné à  cultures,  contes et légendes africains droit de citer dans le concert des littératures mondiales. Il a ouvert la voie pour plusieurs générations d’artistes (comédiens, auteurs) en Côte d’Ivoire… Pour cela, nous lui sommes absolument reconnaissants.  

 

Merci, poète.

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